Vigilance Isère Antifasciste

Vigilance Isère Antifasciste

Au FN on veut des frontières partout, mais on fait ouvrir des comptes en Suisse

Voici qu'avec l'affaire Cahuzac, les Le Pen sont soudainement  scandalisés par la fraude fiscale !

Eux qui menaient croisade contre les impôts, désignant de plus  les bénéficiaires de prestations sociales comme étant des fraudeurs (et les immigrés étant les accusés favoris dans la propagande FN , alors que l'immigration rapporte tous les ans un gros paquet de milliards de bénéfice aux budgets sociaux). 

Pourtant, cela fait longtemps que les syndicats des services des impôts ont estimé que, bien plus important que la fraude aux allocations sociales,  la fraude des entreprises et la fraude fiscale  représentent un montant annuel équivalent aux budgets de l'Education et de l'Intérieur réunis (voir Le Parisien, janvier 2013 )

Voilà Le Pen-fille qui nous serine de nouveau son air "pour moraliser , il faut rétablir les frontières"(cf Le Point). 

Alors que le lendemain,  Mediapart fournit de nouveaux détails sur "l'optimisation fiscale suisse" utilisée par Le Pen-père !

Alors que le grand ami de Le Pen-fille mais aussi ami de l'ex-ministre PS Cahuzac, Philippe Peninque ancien dirigeant du GUD, s'est spécialisé dans le "conseil" pour l'ouverture de comptes en Suisse et autres paradis fiscaux !

 

Voir aussi :

- 2007, Canard Enchaîné :  Enquête sur la fortune de Jean-Marie Le Pen : le leader du FN contourne l'ISF

- Bakchich Info, 10 avril 2013 : Cacophonie bancaire chez les Le Pen

"Le père Jean-Marie, la fille Marine et la mère Pierrette n'ont pas du tout les mêmes souvenirs des aventures familiales en Suisse. ............."

- L'HUMA, 11 avril 2013 : Philippe Peninque, de la barre de fer  aux affaires  (ci-dessous)

-  avril 2013 : Les liaisons inavouables de Cahuzac avec l'extrême droite (par Le Monde)

-  10 avril 2013 : Amitiés embarrassantes de Marion Le Pen avec le GUD (elle aussi...)

29 mars 2013 : Entre FN, UMP, entre toutes les droites, les rapprochements s'accélèrent (Mediapart)

- 12 avril 2013, L'Humanité : Dynastie Le Pen : chez eux, la seule chose à gauche, c’est l’argent

 

 

 RTBF Info, 10 avril 2013 :

Jean-Marie Le Pen: son compte en Suisse et ses liaisons douteuses

Marine Le Pen devrait peut-être se faire du souci. Elle aussi, pourrait-on ajouter. Si la présidente du Front national dit à qui veut bien l’entendre que ceux qui sont, de près ou de loin, impliqués dans les scandales de fraude fiscale devraient démissionner, si elle invective la classe politique, traitant ses collègues députés de "caste" ou d’ "oligarchie", l’égérie du "Mouvement Bleu marine" se trouve aujourd’hui en bien méchante posture.

Il y a déjà l'"affaire Peninque", dégât collatéral du "scandale Cahuzac". Les révélations sur les avoirs de l'ex-ministre français des Finances démontrent en effet le rôle central de Philippe Péninque, avocat et proche conseiller de Marine Le Pen, qui avait ouvert le compte de Jérôme Cahuzac en Suisse, en 1992.

Ce mercredi, c'est encore, le journal électronique français Médiapart qui le révèle: le propre père de la présidente frontiste a détenu un compte en Suisse, ouvert en 1981. Le nom de Jean-Marie Le Pen apparait en effet dans des documents de la banque suisse UBS. Et les relations de ce dernier avec son ancien trésorier posent question.

Pour sa défense, le président d’honneur du parti d’extrême droite assure que ce compte a été ouvert par son vieil ami et ancien trésorier de son micro-parti, Cotelec, Jean-Pierre Mouchard. Les documents en possession du journal font apparaître le nom de ce dernier. Mais un document en particulier assure que Jean-Pierre Mouchard représentait bien le vieux briscard d’extrême droite, dont la signature est visible par ailleurs.

La famille n’arrive pas encore trouver une explication précise : Marine Le Pen affirme que c’est suite à un emprunt contracté par son père auprès de la banque suisse que ces documents auraient été établis. Jean-Marie Le Pen, après avoir nié la présence de son nom, admet qu’il est possible que cette opération soit liée à un emprunt de sa société d’édition de disques.

 

Pas d'explications précises

Mais ce compte a été crédité de deux millions de francs, entre 1984 et 1986, ce qui ne cautionne pas l’explication, d’autant plus que la date du remboursement du prêt, et sa clôture, est inconnue : le cabinet de Jean-Marie Le Pen ne dispose pas de documents antérieurs à 1999, aurait-on répondu au journaliste de Médiapart.

Médiapart révèle aussi le rôle trouble de Jean-Pierre Mouchard dans le domaine de l’édition : ce dernier, par l’intermédiaire d’une société sise à Gibraltar, Overseas Property Services Ltd, renflouait une de ses maison d’édition; des opérations passant par une société fiduciaire panaméenne…

Le journal se demande : quels rapports exacts ont eus Jean-Marie Le Pen et Jean-Pierre Mouchard ? Le père et la fille démentent l’existence de l’ombre d’un élément à leur charge. Il y a déjà quelques années, plusieurs témoignages avaient cependant mis en lumière les actions suspectes de Jean-Marie Le Pen dans la gestion de ses avoirs.

Il y a loin des suspicions aux preuves, mais pour un parti qui se présente comme la poudre à lessiver plus blanc de la politique française, le doute mériterait d’être levé.

W. Fayoumi, avec Médiapart

 

 

JDD, 11janvier 2011 : Jean-Marie Le Pen, une carrière en marge

Deux semaines après ses propos sur la torture, le 25 novembre 1962, Jean-Marie Le Pen perd son siège à l’Assemblée nationale. Il se lance alors dans le monde de l’entreprise, créant la Société d’études et de relations publiques (Serp), spécialisée dans l’édition phonographique. Même s’il garde un lien avec le monde politique –il est directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour aux présidentielles de 1965–, il se consacre à la Serp. Mais, très vite, il provoque une nouvelle polémique en éditant quatre disques intitulés Le IIIe Reich. Voix et chants de la Révolution allemande (1971), et dont voici les pochettes des deux premiers albums. Cela lui vaut une condamnation à deux mois de prison avec sursis et 10.000 francs d’amende pour "apologie de crimes de guerre". La Cour écrit que le disque "constituait un essai de justification au moins partielle des crimes du parti national-socialiste allemand".

Dans le catalogue de la Société d'études et de relations publiques (Serp) :
Jean-Marie Le Pen: Les chants du IIIe Reich

 

L'HUMANITE, 11 avril 2013 :



10/04/2013

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