Vigilance Isère Antifasciste

Vigilance Isère Antifasciste

"Dénoncer sous l'occupation", documentaire France3 . On continue à désigner des boucs-émissaires ...

Aujourd'hui, fort heureusement, on n'adresse plus  ces lettres anonymes aux autorités pour accuser son voisin (juif, communiste, syndicaliste, l'amateur de jazz, etc) de tous les maux et pour s'emparer de ses biens.

Mais avec l'internet, on assiste à une prolifération de pseudos "témoignages", anonymes, de documents et infos  falsifiées, où la plupart du temps, c'est l'arabe, le noir,  ou le musulman  qui est désigné comme l'envahisseur et le spoliateur sournois...

 

Présentation France3 :

 

Dénoncer sous l'occupation

 

Les Français ont massivement dénoncé sous l’Occupation. Loin d’être cachée et individuel la délation est un acte social, un devoir !

 


Un documentaire de David Korn-Brzoza
Ecrit par Laurent Joly et David Korn-Brzoza
Une coproduction : Program 33, France Télévisions et CNRS images, avec la participation de la région Ile-de-France, Planète, du CNC, de la PROCIREP et de l’ANGOA
En compétition au FIPA 2012.
D’après l’ouvrage "La délation dans la France des années noires", (Sous la direction de Laurent Joly, Perrin, avril 2012).


Les Français ont massivement dénoncé sous l’Occupation. Loin d’être cachée, loin d’être un acte individuel honteux, la délation est un acte social, un devoir. Si tout le monde est concerné, ennemis de l’Etat, communistes, résistants, gaullistes...la dénonciation antisémite reste sans aucun doute la plus redoutable. Elle représente 15% des actes de dénonciation mais chaque lettre, chaque information est immédiatement vérifiée et le dénoncé traqué.

Ce film a l’ambition de restituer la complexité des rapports sociaux des Français pervertis par le contexte politique troublé et les privations de toutes sortes qu’impose l’occupation allemande. Véritable percée au coeur des mécanismes de cette dénonciation institutionnalisée, encouragée par Vichy et l’occupant, le film déconstruit sa mise en place, la radicalisation progressive de son utilisation selon les ennemis d’Etat à mesure que la guerre s’intensifie, enfin analyse le renversement du phénomène au moment de l’Epuration. Après 1944, le délit de dénonciation est le plus poursuivi par les cours de justice de la Libération.
Utilisée à la fois par l’occupant et le gouvernement de Vichy, elle a été une arme à double tranchant.

Pour la première fois, la délation a un visage, une parole. Délateurs, dénoncés, policiers, agents d’administration, témoins, ces hommes, ces femmes livrent leur expérience de la dénonciation, posent des mots sur leur histoire, sur leurs choix après soixante ans d’omerta.
Pour la première fois, les archives de la délation sont exhumées. Plus de 1600 dossiers de délation traités par la Cours de justice de Paris à la Libération, quelque 6000 cartons d’archives du Commissariat Général aux Questions juives, des centaines de dossiers d’épuration de la Préfecture de Police de Paris : ce film est une immersion au coeur de ces sources inédites.
Pour la première fois, un documentaire livre une lecture dépassionnée sur l’histoire de la collaboration.
Pour la première fois, est abordé le phénomène de la contre-délation à la Libération.
La volonté de ce film est d’appréhender dans toute son ambiguïté la persistance de comportements solidement ancrés par la guerre qui ne prendront fin que dans les années 50 sous l’injonction du Général de Gaulle de restaurer l’image de la "France éternelle".

 


Dénoncer sous l'occupation (1/2)

 

Dénoncer sous l'occupation (2/2)



21/12/2012

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