Vigilance Isère Antifasciste

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Le GUD Lyon encore impliqué dans une agression raciste

Voir aussi, par CV.69, 8 avril 2013 :  A LYON : FAUT-IL ATTENDRE QUE LA VIOLENCE D’EXTREME-DROITE TUE ?

 

Collectif de Vigilance 69, 22 mai 2013.     collectifvigilance69.over-blog.com

 

Le GUD Lyon encore impliqué dans une agression raciste

Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai, une nouvelle agression raciste a eu lieu dans le centre ville de Lyon.

Les faits se sont produits au niveau du square Pelloux dans le 3ème arrondissement.

Deux couples qui rentraient à vélo se sont fait abordés par plusieurs jeunes : insultes racistes puis pluie de coups sur les 4 personnes.

Le bilan est sérieux puisqu'une des personnes agressées s'est vu prescrire 15 jours d'ITT.

Et qui retrouve-t-on une nouvelle fois derrière cette agression raciste ?

Des membres du groupuscule d'extrême-droite dirigé par Steven Bissuel, le Gud Lyon.

Le même jour, déjà un membre du Gud avait été interpellé par les forces de l'ordre lors d'un énième rassemblement non autorisé contre la loi offrant la possibilité aux couples de même sexe de se marier (voir captures d'écran).

Et ce n'est pas la première fois puisque l'on retrouve officiellement ou officieusement ces nazillons sur presque toutes les affaires d'agressions verbales ou physiques sur Lyon depuis quelques mois (voir article du site ReflexEs : //reflexes.samizdat.net/spip.php?article495).

 

Nous attendons avec impatience la réaction d'Albert Dourte, Directeur de la Sécurité Publique du Rhône, qui n'avait pas hésité le 10 mai dernier à tenir des propos complètement hors de la réalité lyonnaise en comparant le rassemblement antifasciste du 9 mai aux exactions d'extrême-droite sur la ville.

Que pense-t-il de cette nouvelle agression ? S'agit-il là aussi d'une guerre des extrêmes ?

 Faut-il rappeler une nouvelle fois la réalité des faits ?

Depuis 2010, le collectif a répertorié une quarantaine d'agressions et environ 500 jours d'ITT ; et encore beaucoup d'agressions ne font pas l'objet d'une plainte ou d'une enquête.

Faut-il rappeler l'inconscience des pouvoirs publics qui n'ont pas hésité le 9 mai dernier, à laisser deux rassemblements fascistes non-autorisés se dérouler (dont un de ce fameux Gud Lyon) ?

 Jusqu'à quand ces groupes sous couvert de patriotisme, de nationalisme ou de liberté d'expression pourront-ils polluer nos rues d'actes racistes, homophobes, sexistes et violents ?

 

Rue89-Lyon, le 22 mai 2013 :

A Lyon, le procès d’une ratonnade du GUD reporté

Ce mardi, deux membres du GUD devaient être jugés en comparution immédiate pour des violences en réunion à caractère raciste. Mais la présidente de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Lyon a préféré renvoyer le procès au 20 juin. Un troisième membre du GUD, mineur, doit être présenté au parquet.

Ce devait être une première. Depuis la refondation de ce groupuscule d’extrême droite, à Lyon, en septembre 2011, il n’y avait pas eu de procès de membres revendiqués du GUD, connus pour leurs actions violentes.

Mais la présidente Isabelle Bloch a voulu que le tribunal correctionnel de Lyon se « donne du temps ». Toutefois, avant de prendre sa décision, la magistrate est revenu brièvement sur les faits et les auteurs présumés.

Aux deux membres du GUD (un troisième prévenu a été mis hors de cause par les quatre victimes), il est reproché d’avoir barré le chemin à un groupe de deux jeunes couples qui rentraient chez eux en Velo’v, dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Vers 3 heures du matin, dans le 3e arrondissement de Lyon, une dizaine d’individus ont réalisé un « espèce de contrôle au faciès », selon les termes de la présidente.

En pointe sur cette action, un jeune de 24 ans, sans profession. C’est lui qui a été placé en détention provisoire et qui doit y rester jusqu’au procès.
Il aurait bloqué le Velo’v d’un des hommes portant les cheveux longs en lui demandant « t’es blanc ? t’es français ». Il lui aurait reproché d’être ami avec une « asiatique ». « En quoi ça te regarde ? » a-t-il eu pour réponse.

S’en est suivie une série de coups portés contre lui et contre l’autre homme du groupe. La personne dite « asiatique » a également été frappée mais moins lourdement.

A l’audience, les deux victimes portaient une minerve. L’un a perdu deux dents et l’autre a un poignet cassé. La présidente s’est particulièrement attardé sur celui qui semble être le meneur sur « ce déchaînement de haine » :

« On était alcoolisé. J’ai mis deux ou trois coups. Je ne peux pas dire sur qui ».

L’avocat de SOS Racisme (partie civile, avec la Licra), Bertrand Sayn, l’a également questionné sur ce qu’est « être membre du GUD » :

  • Sur la violence : « Ce n’est pas parce qu’on est membre du GUD, qu’on est violent ».
  • Sur les valeurs du GUD : « être nationaliste. Cela veut dire aimer notre pays ».
  • Sur le nationalisme : « être français, avoir des valeurs françaises ».

La présidente n’a pas pu s’empêcher de relever que la personne que le gudard considérait « asiatique » était française puisqu’elle était née à la Réunion, donc « du même pays que le sien ».

L’autre prévenu, qui comparaissait libre mais sous contrôle judiciaire, s’est qualifié de « sympathisant du GUD ». Lui a 20 ans ; il est étudiant en BTS dans un lycée de la Loire. Il a également reconnu avoir porté des coups après avoir, dit-il, tenté de les convaincre de partir car « ça allait mal tourné ».

Des agressions post-manifestation anti-Taubira

Depuis plusieurs mois, le GUD fait régulièrement parlé de lui, particulièrement à Lyon, lors des manifestations contre le mariage gay. Une passante avait notamment été frappée au moment de la dispersion d’une de ces manifs.

Frigide Barjot avait également subi leurs insultes lors de sa venue à Lyon.

Surtout, les prévenus se sont illustrés lors d’une tentative d’accrochage d’une banderole sur la préfecture du Rhône, le 7 mai dernier. L’un des deux (celui en détention provisoire) doit même comparaître en juin pour des violences sur agent de police.
Selon plusieurs sources, ces deux membres du GUD (et certainement leurs camarades qui les accompagnaient) auraient participé en début de soirée à un rassemblement de plus de cent personnes contre la venue de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dans le 9e arrondissement de Lyon.

Ensuite, ils se sont « alcoolisés », comme ils le disent eux-mêmes. Et enfin, ils ont déambulé dans le quartier cosmopolite de la Guillotière. Une des victimes témoignent :

« On les a vus de loin sur le cours Gambetta. Ils gueulaient des slogans et des insultes racistes. On s’est dit qu’il fallait les éviter ».

Malheureusement, quelques rues plus loin, leurs chemins se sont croisés.

 



22/05/2013

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