Vigilance Isère Antifasciste

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Prouvé : l'héritière du FN copine avec des néonazis, exemple : Frédéric Chatillon

Oui la Cheffe du FN, le parti-vitrine  de l'extrême-droite,  copine avec des fascistes, avec des néonazis, tel Frédéric Chatillon. On le peut le dire et le redire ! Surtout avec le rendu de ce  jugement (ci-dessous)

Voir aussi : «Néonazi»: le témoignage qui accuse un proche de Marine Le Pen (Enquête Mediapart)

Ce cas n'est pas unique bien sûr. L'idéologie FN profonde est toute imprégnée de racisme et de néofascisme. Dernier exemple en date, (7 février 2014)  révélé par comité RAFI ( Résistance Antifasciste de l'Indre), qui dévoile les passions néofascistes, néonazies d'un candidat "Bleu marine" à Chateauroux. Outre ses tatouages nazis, il promet  d'envoyer "des balles pour les musulmans"... (voir RAFI, ici) .

chatillon mediapart 1.pngFrédéric Chatillon accompagnant Marine Le Pen lors de son voyage en Italie, le 22 octobre 2011. © Capture d'écran d'un documentaire de Canal Plus
 
[.....]   Conseiller officieux et vieil ami de Marine Le Pen, leader du GUD (Groupe union défense) dans les années 1990 devenu prestataire du Front national, Frédéric Chatillon ne veut pas qu’on le traite de « néonazi » ni de « négationniste ».  [....]
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Autre « souvenir édifiant » raconté par Denis Le Moal : le meeting des 25 ans du GUD, à la Mutualité à Paris, le 3 mai 1993, où Frédéric Chatillon « avait convié des représentants étudiants italiens, flamands et allemands des “partis frères” ». Ce meeting « s’est transformé en réunion faisant l’apologie du nazisme lors de l’intervention du délégué allemand Franck Rennicke, se concluant par une série de “Sieg Heil” accompagnés de “saluts nazis” », relate-t-il.   [......]
[......]  Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, avait reconnu que Frédéric Chatillon avait « beaucoup d’activités au FN. Il voit régulièrement Marine Le Pen, ils ont de bonnes relations, des relations anciennes. Nous avons confiance en lui, en son travail ».  [......]
 
 

Mediapart, 12 février 2014. Par Michel Deléan et Marine Turchi :

« Néonazi »: Frédéric Chatillon est débouté de sa demande

 

Dans un livre, le journaliste Frédéric Haziza assimilait Frédéric Chatillon aux « néonazis » et au « négationnisme ». Le conseiller officieux et vieil ami de Marine Le Pen a été débouté mercredi de sa demande de supprimer plusieurs extraits de l'ouvrage.


Le livre Vol au-dessus d'un nid de fachos ne sera pas caviardé. Le conseiller officieux et vieil ami de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a en effet été débouté de sa demande de supprimer plusieurs extraits de l'ouvrage, mercredi par le tribunal de Paris. Il a en outre été condamné « aux dépens » et devra verser 1 500 euros à l'auteur, et la même somme à la maison de l'édition ainsi qu'à l'éditrice. 
Leader du Groupe union défense (GUD) dans les années 1990, devenu prestataire du Front national avec sa société de communication Riwal, M. Chatillon avait demandé à la présidente du tribunal de grande instance de Paris, dans une procédure en référé, de faire censurer plusieurs passages du livre de Frédéric Haziza. L’audience s’était tenue le 3 février, au palais de justice de Paris (lire notre compte-rendu).


Dans ce livre, publié aux éditions Fayard le 15 janvier, le journaliste assimilait M. Chatillon aux « néonazis » et au « négationnisme ». Marine Le Pen n'a « pas coupé tous les ponts avec les néonazis », écrivait l'auteur en visant « deux de ses principaux confidents et conseillers, Frédéric Chatillon et Philippe Péninque » qui, selon lui, « assument encore aujourd’hui leur héritage politique du temps du GUD, et contrôlent les finances du Front national ». Le second passage incriminé était le suivant : « Car le négationnisme est l’une des obsessions, des spécialités, des passions de Chatillon. »

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Le jugement rendu mercredi.

 « Monsieur Chatillon ne justifie pas qu'il subit un trouble manifestement illicite ou risque de subir un dommage imminent, caractérisé par des injures figurant dans l'ouvrage litigieux, en ce que celui-ci comporte en pages 149 et 158 des propos injurieux par l'usage du terme néonazi le concernant et par l'affirmation selon laquelle le négationnisme est l'une (de ses) obsessions, spécialités et passions, propos qu'il qualifie d'injure », écrit le tribunal.
« En effet, il ressort clairement de l'ouvrage "Vol au dessus d'un nid de fachos - Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres" que ce texte publié par les éditions Fayard est le fruit d'un travail d'enquête effectué par un journaliste sur certains acteurs de la vie politique et sociale de la France contemporaine, dont M. Chatillon », lit-on. Le tribunal ne voit pas là matière à priver en urgence le journaliste et l'éditeur d'un débat contradictoire au fond, dans le cadre d'une éventuelle procédure en diffamation (on peut lire sur Mediapart-abonnés l'intégralité de l'ordonnance du tribunal). 
Dans sa plaidoirie, le 3 février, l’avocat de Frédéric Chatillon s’était efforcé de dépeindre son client en “Monsieur tout le monde” « C’est un père de six enfants, à la tête d’une société de communication. Il a un passé que d’aucuns estiment chargé et sulfureux. Il a été président d’un syndicat étudiant, ce qu’il ne renie en aucune façon. Il a été amené à travailler pour le Front national. » Pour Me Bonnefoy, « l’objectif » du livre de Frédéric Haziza « n’était pas tant d’attaquer M. Chatillon que Madame Le Pen ».
En lisant l’un des passages incriminé du livre, où il est question de deux conseillers officieux de Marine Le Pen et anciens du GUD (Frédéric Chatillon et Philippe Péninque), la langue de Me Bonnefoy avait fourché : « Philippe Pétain…, Philippe Péninque, pardon », s’était-il repris.
« L’ouvrage comprend de nombreux propos qui peuvent relever de la diffamation, mais surtout deux propos injurieux », avait estimé l'avocat. « “Néonazi” est intrinsèquement un terme injurieux » et « infamant », avait-il plaidé. Pour appuyer sa demande, il avait invoqué la « jurisprudence Dieudonné » (en 2009, celui-ci avait obtenu la condamnation pour injure publique de l’animateur Arthur, qui l’avait traité de « pourriture »).
« De nos jours, l’emploi de certains mots est loin d’être anodin. Quand on emploie des mots comme “néonazi” et “négationniste”, c’est vouloir condamner l’autre partie du monde social, c’est dire “je vous exclus en vous injuriant” (…) Quand on est chargé d’informer, il faut être d’une extrême prudence. La justice peut contribuer à apaiser les choses », avait conclu l’avocat de l'ancien président du GUD.

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F. Chatillon avec Steeve Briois (secrétaire général du FN) et Nicolas Bay (secrétaire général adjoint du FN), en novembre 2011. © Capture d'écran LCP.

 

De son côté, Me Richard Malka, avocat des éditions Fayard et de l’auteur, avait détaillé, pendant une vingtaine de minutes, le long cursus à l’extrême droite de ce proche de Marine Le Pen. Il l'avait décrit comme « trait d’union » avec « la mouvance du GUD, la mouvance de Dieudonné, la mouvance d’Alain Soral ». Des galaxies que l'avocat avait décrites par le menu. « M. Chatillon n’était pas seulement militant du GUD, il était président du GUD »« dont la formation consistait à entonner des champs et musiques militaires du Troisième Reich au milieu de séances de tirs à balles réelles, manifester sous des slogans tels que “Que crèvent les marxistes, les juifs, les capitalistes”. »
Mais l'avocat avait surtout versé au dossier un document inédit : une attestation extrêmement détaillée d’un ancien militant du GUD, qui a « beaucoup côtoyé Frédéric Chatillon », président du mouvement à partir de 1991. Dans cette attestation, que Mediapart avait publiée (lire ici l'enquête Mediapart ), Denis Le Moal racontait la « haine maladive des juifs » de Chatillon : liens avec Robert Faurisson et Dieudonné, dîners « hommages » à Hitler, « soirées “pyjamas rayés” », connexions avec le régime syrien.
Me Malka avait conclu en dénonçant des mesures qui « consistent à juger que ce qui est brun est en réalité rose »« Il faut pouvoir dire que M. Chatillon est un tenant de ces idéologies. » Pendant sa plaidoirie, il avait insisté à plusieurs reprises sur un point « M. Chatillon n’a jamais émis le moindre regret. Il n’a qu’à dire que c’était une erreur de jeunesse, il ne l’a jamais fait. »



13/02/2014

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