Vigilance Isère Antifasciste

Vigilance Isère Antifasciste

A Grenoble comme ailleurs : endiguer la vague brune, l'ennemi, ce n’est pas le juif. Contre les actes antisémites, contre les instrumentalisations, contre toutes les formes de racisme

Publié le 18/02/19,18h.  Dernière Mise à Jour : 21/02/19, 06h10 ....

 

Sur Place Gre Net' (site d'infos locales), article et vidéo parue au lendemain du rassemblement de Grenoble.

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Les gens se parlaient à voix basse et c’est dans un relatif silence que s’est déroulé ce rassemblement. Quelques pancartes émergeaient. « Non à tous les racismes et xénophobies ! » ou encore « Contre l’antisémitisme, les racismes et leur instrumentalisation ! », pouvait-on lire au-dessus des têtes.

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SerieRassemblementAntisémitismeCreditJoelKermabon-1.jpg

 Merci à Place Grenet' et à JK pour ce copyright ... 

 

Le Dauphiné Libéré résume avec une galerie-photos les rassemblements du 19 février : Grenoble, Bourgoin, Carpentras, Privas, Chambéry, Anney, Valence, Gap, Digne,

pancarte non antisémtisme.png

A Grenoble, à Valence,... etc ...

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Les gens se parlaient à voix basse et c’est dans un relatif silence que s’est déroulé ce rassemblement. Quelques pancartes émergeaient. « Non à tous les racismes et xénophobies ! » ou encore « Contre l’antisémitisme, les racismes et leur instrumentalisation ! », pouvait-on lire au-dessus des têtes.

Source : article Plusieurs centaines de personnes rassemblées à Grenoble contre l'antisémitisme | Place Gre'net - Place Gre'net

 

Mercredi 20 février, près de Lyon  : Des croix gammées dessinées à l'envers et une inscription : "Shoah blabla". Voir FR3 Alpes.

C'est une stèle jouxtant le cimetière de Champagne-au-Mont-d'Or qui a été ainsi souillée. Les tagueurs ont opéré dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 :  juste après les  manifestations contre l'antisémitisme un peu partout dans la région et en France. Ce jardin du souvenir est un lieu multi-confessionnel , où les cendres des défunts peuvent être déposées.

  • Des faits similaires ont été découverts mardi matin dans un cimetière juif  du Bas-Rhin, à Quatzenheim, signés par un groupe néonazi, "Les loups noirs alsaciens". Il s’agit de la résurgence  d'un groupe autonomiste et terroriste alsacien,  qui comportaient trois leaders et une petite  dizaine de membres, actif à la fin des années 1970. (Voir le site du  journal "20 Minutes")
  • D'évidence, il s'agit de l'oeuvre de provocateurs  antisémites et néonazis,  influencés par la propagande négationniste d'Alain Soral (son site "Egalité et Réconciliation" a acquis une très très forte audience)  et de son compère le pseudo humoriste Dieudonné.
  • Le négationnisme, en commençant par relativiser les crimes du nazisme, (présentés comme une "une invention juive" ... )  en niant le génocide et l'extermination par les chambres à gaz, en tournant tout cela en dérision, vise en fait à réhabiliter et à relancer le nazisme.Des chansons comme "sohananas" de Dieudonné , le salut par  "la quenelle" (imitation soit-disant humoristique" et anodine du salut hitlérien) sont des éléments de cette stratégie pour rendre populaires l'idéologie et la haine nazies. Alain Soral complète le travail d'embrouillage et de confusion des esprits, avec une multitude de thèses et articles complotistes publiés sur  son site,ou  en faisant la publicité desa maison d'édition qui propose "Mein Kampf" et une pléthore d'auteurs nazis, fascistes, pétainistes, ou ultra -réactionnaires...
  • Cette stratégie du duo Soral - Dieudonné reçoit le renfort d'autres sites, qui ont eux aussi une audience importante : il s'agit de suprémacistes blancs qui expliquent sans ambages oeuvrer pour réstaurer"le racisme comme valeur positive", pour "former des combattants racistes", "afin de développer un racisme de masse", car en définitive, "Hitler, c'est le minimum."   Voir nos articles et enquêtes : Stratégie nazie de libération totale de la parole raciste pour harceler et menacer. Il faut les faire taire ! (23 sept. 2018) ainsi que   Blocage (partiel) d'un site nazi et ultra-raciste : RLF Isère s'en  félicite (10 déc. 2018)
Premières images du rassemblement à Grenoble de mardi 19, appelé par la LICRA Isère...
Il n'y a pas eu de discours, ni tribune , ni micro. Mais des présences individuelles, des échanges, des discussions, des  prises de contacts mutuels, quelques rares pancartes-messages personnels.
On a aperçu aussi  des défenseurs des  droits des Palestiniens (de l'AFPS, Association France Palestine Solidarité, de l'UJFP-Union juive française pour la paix, du CIIP/ Centre d'Information Inter-Peuples, ...) qui sont évidemment aussi farouchement opposés aux pollueurs antisémites. Quelques membres de RLF Isère, (Réseau de Lutte contre le Fascisme), de la LDH  (Ligue des droits de l'homme),des gens du Parti Communiste ... Quelques personnes en gilet jaune...
Des porteurs de mémoire ont intéressés les journalistes France3, Place Gre Net', ...  : un Gilet Jaune avec une étoile jaune "JUIF", Edouard Schoene (de la ville de Fontaine)  qui avait agi, et vite  rejoint par les antiracistes et antifascistes, contre les propos racistes (anti-roms en l'occurence) proférés en plein Conseil municipal par un élu FN, Franck Sinisi, ...
Veuillez-nous excuser pour les  nombreuses  autres personnes dont nous n'avons pas eu le temps de remarquer la participation, vous pouvez nous les signaler, via CONTACTS, sous la bannière de Vigilances Isere Antifascisme.
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"Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille, on parle des juifs  - Frantz Fanon, militant anti-colonialiste "

Pancarte d'un membre du PCF.

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Une infatigable militante pour la défense du journal L'HUMANITE ...

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"Raciste de m..., retourne dans ton pays ! Retourne en Gaule  ! Ou au facholand !" "Mais c'est où ?" "T"as qu'à chercher !!!"
 

1) Le point de vue de  PCF Isère ( publié sur facebook ) : ci-dessous.

   Ce communiqué du PCF 38 évoque le rassemblement antifasciste qui s'est déroulé à Vienne (Isère), le 15 février : plusieurs lieux de la ville, dont le local du PC, ont été souillés par une vague de tags nazis plusieurs nuits  de suite, des tags insupportables commis de toute évidence par des militants fascistes  passablement chevronnés.
Sur le site Vigilances Isere Antifascisme,  nous reviendrons très probablement, prochainement, sur la signification de ces tags de Vienne,  sur les leçons à en tirer....
 
2) Un autre point de vue,"alternatif"ci-dessous aussi , alternatif à l'appel lancé par le PS et rejoint de LRM à La France Insoumise (mais dont FN et Debout la France avait été exclus) :
Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme
A Paris, un "rassemblement  alternatif" à celui de la place de la République (qui était, elle,  initiée par le PS). Compte-rendu de cette manifestation à Ménilmontant,  une lecture  recommandée, parmi d'autres lectures possibles : Libération
 
3) L'analyse de Dominique Vidal (cliquer sur le lien ) : Contre l'antisémitisme, avec intransigeance et sang-froid (par Dominique Vidal)
 
4) L'appel de la  LICRA Isère  pour le rassemblement de mardi 19 à Grenoble, en bas, dans le Dauphiné Libéré ...
 
6- Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH,voir son blog Mediapart, 18 fév  2019 : Du bon usage de l’antisémitisme en politique
"Il y aurait une certaine incongruité à vouloir légiférer l'antisionisme,........."
8) Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, professeur associé à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris
Article de mars 2016, blog Mediapart :   "Non, antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes"
Derrière les histoires de définitions, se cache une bataille idéologique intense dans laquelle le pouvoir de faire la loi et de condamner juridiquement est même convoqué. La clarification de Rony Brauman est bienvenue. [.................]
 
Février 2019, dans le RER C.
Croix celtique fasciste et haines mêlées  :  racisme anti-noirs + antisémitisme + homophobie...
M'bappé nègre enjuivé.jpg
 
Communiqué de la  Fédération du PCF de l'Isère :
"L’ennemi, ce n’est pas le juif ou un autre. L’ennemi, c’est ce système économique qui produit tellement d’inégalité, tellement de souffrance. »  (Fabien Roussel, secrétaire national du PCF)

Alors qu’un climat de relativisme général s’installe progressivement jusqu’au plus haut niveau de l’État, dont certaines voix réhabilitaient encore récemment le collaborateur Pétain, les communistes refusent plus que jamais la banalisation des idéaux de haine.
La fédération du Parti communiste de l’Isère se joint à l’appel de la LICRA pour une mobilisation contre l’antisémitisme ce mardi 19 février 2019 à 18h30, place de Verdun à Grenoble.
Nous réitérons l’appel que nous avons lancé à Vienne ce vendredi dernier (15/02), à l’ensemble des forces démocratiques et sociales à se rassembler pour dire non au fascisme, non à l’antisémitisme, non au racisme.

Nous appelons à la construction d’un nouveau Front Populaire pour endiguer la vague brune et son faux-nez bleu marine.

Grenoble, le 18 février 2019
Jérémie GIONO,
Secrétaire départemental
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Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme

Nous soussignés associations, partis, syndicats, indépendants, sommes toutes et tous activement impliqués dans la lutte contre le racisme sous toutes ses formes. La lutte contre l'antisémitisme fait partie à part entière de notre combat antiraciste. Nous condamnons fermement les actes antisémites, qui surgissent dans un contexte social et politique particuliers
 

Malgré l'ampleur du dispositif de répression policière et judiciaire déployé contre les Gilets jaunes par l'État, le mouvement continue de bénéficier d'un fort soutien populaire. Il n’est pas homogène et révèle une effervescence sociale. Face à un gouvernement déterminé à ne pas répondre aux attentes sociales, il reflète la société française et ses contradictions et a largement évolué dans ce qu’il porte depuis le mois de novembre.

 

La séquence que nous vivons est par conséquent confuse. Si des éléments d'extrême-droite sont encore présents, le mouvement montre bien qu'ils sont loin d'être hégémoniques et capables d'en prendre le contrôle, en l'état actuel. Politiquement, mais aussi physiquement, les groupes d'extrême-droite sont mis à l'écart, comme cela a pu être constaté à Lyon, Paris, Toulouse ou encore Bordeaux. Plus le mouvement perdure, plus l'espace auquel l'extrême-droite pouvait prétendre durant les premières semaines semble se rétrécir. Parallèlement, les contacts et convergences avec des syndicats, des collectifs antiracistes, de sans-papiers, de soutien aux migrants se renforcent.

 

Les tags antisémites du week-end du 9 février comme la dégradation du lieu de mémoire d'Ilan Halimi s’inscrivent dans le contexte de cette période de brouillage politique et informatif. Une période qui favorise la résurgence d’un racisme identitaire rappelant celui de l’entre-deux guerres. Ces actes antisémites portent bien la signature idéologique de l'extrême-droite nostalgique du nazisme (croix gammés, croix celtiques,« juden » etc.). Ils témoignent de la progression de la dialectique d'extrême droite à l'échelle nationale et planétaire dans un contexte d'aggravation des inégalités sociales. Or le gouvernement et ses alliés ont choisi d’instrumentaliser ces actes contre les Gilets jaunes, dénonçant leur supposée violence, antiparlementarisme et antisémitisme.

Pourtant, c'est bien ce gouvernement qui, récemment, entreprenait de réhabiliter le maréchal Pétain, chef du régime collaborationniste de Vichy. C'est bien cette même classe politique qui trouvait si peu à redire des hommages rendus à Maurras ou à Céline, écrivains violemment antisémites. L'antisémitisme est une affaire bien trop grave pour la laisser à celles et ceux qui, jour après jour, s'emploient à stigmatiser et à réprimer les minorités. Le sommet du cynisme est atteint lorsque, déjà, nous pouvons percevoir le glissement dangereux consistant à attribuer la montée de l'antisémitisme au « communautarisme musulman », comme n'a pas manqué de s'y adonner un Eric Ciotti, hélas pas isolé. Le racisme structurel n'est ni le fait des Gilets jaunes, ni le fait des minorités. Il est celui de l'État qui organise une société inégalitaire et violente.

 

Nous n’acceptons pas la manipulation dégradante de la lutte antiraciste par tous ceux qui, le plus souvent, ont favorisé le racisme. Nous luttons contre le racisme sous toutes ses formes, nous n'oublions pas non plus tous les actes racistes et toutes les violences policières islamophobes, négrophobes, homophobes, visant les asiatiques, les personnes LGBT. Ce que disent les chiffres depuis des années tient en une phrase : le racisme avance en France et en Europe. Nous ne manifesterons pas ni ne participerons à la grand-messe organisée par les forces et partis politiques, ceux qui se disent progressistes avec ceux qui s'inscrivent contre le mouvement social, et qui affirment ensemble : « le racisme, ce n'est pas la France. » Cet « antiracisme », vidé de sens social et politique, est celui des pompiers pyromanes. L'antiracisme que nous revendiquons reconnaît la responsabilité politique du gouvernement français et des forces politiques alliées qui défileront avec lui. Manifester contre le racisme avec ceux qui, LREM en tête, en sont responsables et l’instrumentalisent relève pour nous de la contradiction et de la faute politique. Nous affirmons que cela ne peut être que contre-productif.

 

Nous ne nous laisserons pas prendre en otage entre les instrumentalisations du gouvernement ou celles des officines et ambassades poursuivant un agenda n'ayant rien à voir avec le combat contre le racisme et l'antisémitisme. Notre refus de la haine antisémite comme de toutes les haines raciales nous l’exprimerons sur un terrain dégagé de tout ce qui produit et entretient ces haines. Le mouvement anti-raciste ne servira pas
de caution pour salir les Gilets jaunes. La période est dangereuse nous en sommes conscients, et une sortie de crise qui se contenterait de rétablir l’ordre, serait porteuse de conversion à la haine raciale et au fascisme. Les mobilisations exigent des réponses sociales et démocratiques. La responsabilité gouvernementale est totalement engagée.


Nous appelons à manifester contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, contre le racisme sous toutes ses formes :
Mardi 19 février à 19h
Place Ménilmontant Paris 75020
(M° Ménilmontant)

 

Premiers signataires : UJFP, PIR, Collectif Rosa Parks, ATMF, FTCR, Femmes plurielles, Fondation Frantz Fanon, AFPS 63, AFPS Paris 14-6, AFPS Paris Sud, Action Antifasciste Paris-Banlieue, FUIQP, Argenteuil Solidarité Palestine, Comité Adama, CEDETIM/IPAM, AFD International, Urgence notre police assassine (UNPA), NPA, Le temps des lilas...

 

Personnalités : Ivar Ekeland (mathématicien), Ahmed Abbes (mathématicien), Sonia Dayan-Herzbrun (sociologue), Stathis Kouvelakis (philosophe), Julien Thery (historien), Maryse Tripier (sociologue), Véronique Bontemps (anthropologue), Gustave Massiah (économiste), Catherine Samary (économiste), Judith Bernard (metteure en scène), Dominique Grange (artiste chanteuse), Alain Gresh (journaliste), François Gèze (éditeur), Barbara Glowczewsky (anthropologue), Geneviève Sellier (professeur emerite), Patrick Simon (démographe), Nicolas Frize (compositeur), Yves Chilliard (biologiste), Michel Harris (mathématicien), Taoufiq Tahani (mathématicien, président d'honneur de l'AFPS), Ugo Palheta (sociologue et membre du NPA), Laurent Lévy (essayiste), Saïd Bouamama (sociologue), Kader Attia (écrivain), Isabelle Cambourakis (éditrice), Alima Boumediene Thiery (avocate), Dominique Vidal (historien et journaliste), Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire), Didier Epsztajn (animateur du blog « entre les lignes entre les mots »), Patrick Silberstein (mèdecin et éditeur), Alain Cyroulnik (éducateur syndicaliste), Philippe Cyroulnik (critique d'art), Bernard Dreano (militant associatif), Thierry Labica (études britanniques), Marie Hélène Bacqué (sociologue), Rony Brauman (médecin et enseignant), Hubert Krivine (physicien), Ron Naiweld (historien), Daniel Mermet (journaliste), Irène Jami (professeure d'histoire), Alain Bertho (anthropologue), Armelle Andro (démographe), Michel Maric (économiste), Julien Talpin (sociologue), Toni Negri (philosophe), Nacira Guénif (sociologue), Alexis Cukier (philosophe), Michelle Guerci (journaliste), Fabien Marcot (graphiste), Michaël Löwy (sociologue), Eric Hazan (éditeur), Eyal Sivan (cinéaste et professeur AHK), Christine Delphy (sociologue et militante féministe), José Luis Moraguès (psychologie clinique et psychopathologie, militant antiraciste ), Simone Bitton (cinéaste), Philippe Poutou (porte parole du NPA), Christine Poupin (porte parole du NPA), Olivier Besancenot (porte parole du NPA), Louis Weber (éditeur), Isabelle Garo (philosophe), Anne Jollet (historienne), François Burgat (politologue)... 

 

Dauphiné L.,  19 février 2019 :

Antisémitisme : «Grenoble suit malheureusement la tendance nationale»

Alors que les actes antisémites répertoriés (insultes, menaces, dégradations de biens, agressions, homicides) ont progressé de 74 % en France l’an dernier, l’Isère n’échappe pas à cette problématique, à l’image de l’agression d’un sexagénaire le 15 août dernier dans la station des 2 Alpes.

Mohamed Djerbi, président de la LICRA en Isère (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) avoue que « l’on s’est longtemps positionné sur l’antisémitisme de banlieue, qui est réel, mais le plus marqué dans notre société, celui de l’extrême droite, revient de plein fouet. »

[ ...........]

Nota Bene de la part de isere-antifascisme : La Licra 38 qui indique dans une liste d'actes antisémites  commis dans la région durant la dernière année, a très très probablement  fait une erreur. Tout comme la LICRA nationale.

Elle a inclus dans cette liste un tag, découvert à la rentrée universitaire  sur le campus, où était mentionné le nom du Président de l'université , Patrick Lévy,  et dans lequel on parlait de gaz. Très très certainement les auteurs ne pensaient pas aux chambre à gaz nazies, mais aux lacrymos des CRS que des étudiants contestataires avaient eu à subir au printemps précédent. Le site d'info locale,  Place Gre Net,  ne s'y était pas trompé, mais une autre partie de la  presse locale(le DL par ex.)  comme les médias nationaux  avaient repris la réaction de la LICRA, sans s'informer plus avant ...

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Dauphiné Libéré /le 18/02/2019

Grenoble - Mardi 19 février, à l’appel de la Licra

Rassemblement contre le racisme et l’antisémitisme

Un rassemblement silencieux, sans signe d’appartenance politique ou associative, aura lieu ce mardi 19 février à 18 h 30, place de Verdun à Grenoble, à l’initiative de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) de Grenoble Isère. Une manifestation dont se félicite le Crif Grenoble Dauphiné.

Dans un communiqué, la Licra précise : “Après deux années de recul, les actes antisémites répertoriés durant l’année 2018 (insultes, menaces, dégradations de biens, agressions, homicides) ont progressé de 74 % sur notre territoire […] Mais ces symptômes d’une société malade ne sont pas qu’une problématique propre aux juifs. S’en prendre à une communauté en raison de ses croyances, c’est s’attaquer à la France […] Être passif face à ces professionnels de la haine, ces spécialistes de l’intimidation, ces techniciens de la division, serait banaliser leur fureur.

Ce jeudi, quatorze partis politiques avaient également lancé « un appel à l’union contre l’antisémitisme » et invité « les Français à se réunir partout en France » mardi.

 

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Communiqué de l’UJFP-Union Juive Française pour la paix:

"Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes"

Nous sommes Juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer.

Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes.

Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël.

Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi …
préparent une loi liberticide assimilant l’antisémitisme qui est notre histoire intime à l’antisionisme, 

Nous ne nous tairons pas.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 18 février 20


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Télécharger ce communiqué en format pdf

 

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18/02/2019

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